Image Large 1170 x 400: 

1| Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de personnes atteintes de démence devrait tripler d’ici 30 ans

 

Aujourd’hui, près de 30 millions de personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer dans le monde, et toutes démences confondues (démences vasculaires et démences mixtes) ce chiffre atteint 50 millions. A l’horizon 2050, près de 152 millions de personnes seront atteintes d’une démence.

Il s’agit d’une véritable préoccupation et d’un enjeu de santé publique majeur à l’échelle mondiale. Il y aurait près de 10 millions de nouveau cas de démence chaque année et le coût annuel lié à ce type d’affection serait de 818 milliards par an.1

 

2| Il existerait une corrélation significative entre un mode de vie défavorable et la survenue de démence

 

Une récente étude britannique auprès de participants âgés de moins de 60 ans d’origine européenne, sans troubles cognitifs particuliers, a été menée afin de déterminer si un mode de vie sain pouvait participer à diminuer le risque de démence. Un score de mode de vie a été créé en fonction de différentes conduites telles qu’une activité physique régulière, une alimentation saine, une consommation d’alcool modérée, l’absence de tabagisme, notamment. L’étude a pris en compte le risque polygénique de survenue de démence.

Plus de 196 000 personnes ont été incluses, avec un âge moyen de 64 ans. Près de 53% de l’échantillon était de sexe féminin. Parmi les participants, 68% ont suivi un mode de vie dit favorable, 24% un mode de vie intermédiaire et 8% un mode de vie considéré comme défavorable. Les participants ont été suivis sur une période de 8 ans et parmi eux 1769 ont développé une démence. Selon l’étude, 1,78% des participants ayant un risque génétique élevé de développer une démence et ayant un mode de vie défavorable a développé une démence contre 1,13% de ceux qui ont un mode de vie favorable.2

L’étude démontre qu’il existe une corrélation significative entre un mode de vie défavorable et la survenue de démence chez les personnes ayant un risque génétique élevé. Un mode de vie sain permettrait de réduire de 32% chez les participants à haut risque génétique.

Selon l’OMS, la recherche clinique dans ce domaine doit être renforcé. A titre de comparaison, en 2016, 7000 articles sur la démence ont été publiés contre 99000 sur le cancer, la même année.1

De nouvelles études devraient permettre de comprendre davantage la maladie d’Alzheimer et les démences apparentées afin de mieux les prévenir.

 

3| Sources

 

  1. https://www.who.int/fr/news-room/detail/07-12-2017-dementia-number-of-people-affected-to-triple-in-next-30-years
  2. Lourida I, Hannon E, Littlejohns TJ, et al. Association of Lifestyle and Genetic Risk With Incidence of Dementia [published online ahead of print, 2019 Jul 14]. JAMA. 2019;322(5):430-437. doi:10.1001/jama.2019.9879