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Des chercheurs grecs ont mené une étude prouvant que l'hypertension artérielle (HTA) contribue significativement à la survenue de la fibrillation auriculaire (FA). Selon eux, la FA pourrait majoritairement être évitée lorsqu’une HTA est avérée.

 

La fibrillation auriculaire, arythmie fréquente

La fibrillation auriculaire représente l’arythmie la plus fréquente avec plus de 750 000 de patients français souffrant de ce trouble selon l’académie nationale de médecine.1

Les facteurs de risques varient d’un individu à l’autre mais généralement c’est l’hypertension artérielle qui est considéré comme le premier facteur déclenchant. L’HTA représente la maladie cardiovasculaire la plus fréquente et concerne un adulte sur trois en France soit plus de 10 millions de personnes, et la moitié d’entre elles ne sont pas diagnostiquées, selon Santé Publique France.2 Les autres facteurs de risques de la FA, sont l’infarctus, les anomalies du muscle cardiaque, l’apnée du sommeil, une chirurgie cardiaque récente ou encore la survenue d’une infection sévère. Parfois, il n’y a pas de facteurs de risques particuliers expliquant la fibrillation auriculaire et la découverte est fortuite, au cours d’un examen de routine.3

De nombreuses études observationnelles suggèrent que l’hypertension artérielle constitue le principal facteur de risque de FA mais sans preuve d’une relation causale. Pour étudier l'association causale potentielle de l’HTA avec le risque de développer une FA, une équipe de recherche grecque a mené une étude sur le sujet, publiée récemment dans l'European Journal of Preventive Cardiology.4

 

L’Hypertension artérielle, cause avérée de fibrillation auriculaire

A l’aide d’une randomisation mendélienne, les scientifiques grecs ont mis en évidence une corrélation significative avec un niveau de preuve important, entre une tension artérielle élevée et un risque accru de FA. Pour ce faire, les chercheurs se sont basés sur des variants génétiques associés à la pression artérielle et issus d’études d'association pangénomique de la Genome Wide Association Studies, incluant plus d’un million d’individus européens. Parmi eux, 60 620 étaient atteints de FA et 970 216 n’en n’avaient pas. L’équipe grecque a démontré qu'une augmentation de 1 mm Hg de la pression artérielle systolique, de la pression artérielle diastolique ainsi que de la pression pulsée était respectivement associée à une augmentation relative du risque de FA, de 1,8%, 2,6% et 1,4%.4

Les résultats de l’étude démontrent ainsi la relation de cause à effet entre la pression artérielle et la fibrillation auriculaire. Selon les chercheurs, il est probable que la stabilisation de la pression artérielle par le biais d’un contrôle régulier de la pression artérielle, de la mise en place d’un mode de vie sain et d’un bon choix thérapeutique contribuera probablement à la réduction de risque de fibrillation auriculaire chez de nombreux patients.

 

Sources

  1. https://www.academie-medecine.fr/epidemiologie-etiologie-et-mecanisme-de-la-fibrillation-atriale/
  2. https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-cardiovasculaires-et-accident-vasculaire-cerebral/hypertension-arterielle
  3. Staerk L, Sherer JA, Ko D, Benjamin EJ, Helm RH. Atrial Fibrillation: Epidemiology, Pathophysiology, and Clinical Outcomes. Circ Res. 2017 Apr 28;120(9):1501-1517. doi: 10.1161/CIRCRESAHA.117.309732. PMID: 28450367; PMCID: PMC5500874.
  4. Georgios Georgiopoulos, Georgios Ntritsos, Kimon Stamatelopoulos, Costas Tsioufis, Alberto Aimo, Stefano Masi, Evangelos Evangelou, The relationship between blood pressure and risk of atrial fibrillation: a Mendelian randomization study, European Journal of Preventive Cardiology, 2021;, zwab005